Une grande partie du bâti neuilléen n’est pas de la copropriété de trente lots. Ce sont des maisons de ville, des hôtels particuliers, des immeubles de six ou huit logements. Cela change le déroulé du chantier plus qu’on ne le croit.
D’abord la décision. Il n’y a pas d’assemblée générale à attendre, pas de résolution à faire inscrire à l’ordre du jour : le propriétaire décide, et le chantier peut se lancer dans les semaines qui suivent la visite. C’est la différence de tempo la plus nette avec une campagne parisienne, où le calendrier est commandé par le vote.
Ensuite le volume. Sur une maison, on parle de six à douze vantaux plutôt que de cinquante. Le coût par vantail y est mécaniquement plus élevé, puisque le déplacement, la dépose et la préparation sont des postes fixes qui se répartissent sur moins d’unités. Autant le dire clairement : c’est l’économie d’échelle qui manque, pas le soin apporté.
Enfin la singularité des ouvrages. Sur un hôtel particulier, les volets ont souvent été faits pour la maison — dimensions hors normes, découpes particulières, ferrures forgées sur mesure. On ne remplace pas ces pièces, on les décape et on les regraisse. C’est plus long, et c’est aussi ce qui justifie qu’on ne travaille pas au forfait sur ce type de bâti.