Sur une persienne métallique de la fin du dix-neuvième siècle, l’essentiel du dommage se cache à l’endroit où l’eau reste. Le bas des lames, là où le vantail se replie contre le mur, garde l’humidité des pluies, et la corrosion y progresse par en dessous : la peinture tient en surface, le métal s’amincit derrière. Un coup de brosse ou de peinture par-dessus, que beaucoup de copropriétés commandent « pour rafraîchir », n’arrête rien et enferme la rouille.
Dans le 15e, le problème est amplifié par la densité du bâti. Beaucoup de façades donnent sur des rues étroites où le soleil n’arrive pas, et les cours intérieures y sont profondes. Les vantaux de cour, qu’on ne voit jamais depuis la rue, sont souvent les plus atteints : l’humidité y persiste des semaines après la pluie.
La méthode adaptée est celle que je décris sur ma page de rénovation de persiennes métalliques : dépose, décapage complet en atelier, traitement du support, puis protection en plusieurs couches. Elle prend plus de temps qu’une remise en peinture sur place, et le résultat tient autrement : c’est pour cela qu’elle se justifie sur un ouvrage dont le métal est encore sain.