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Will Rénovation Volets

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Décapage, métallisationet thermolaquage

La peinture vient en dernier, et c’est le plus facile. Ce qui décide de la tenue d’un volet métallique se joue avant : dans la façon dont on l’a mis à nu, dans la rugosité qu’on a donnée au métal, et dans la couche sacrificielle qu’on a posée dessus. Ces trois postes sont invisibles une fois le vantail reposé.

Rangée de vantaux de persiennes métalliques décapés suspendus à un convoyeur aérien, entrant dans un four de cuisson d'atelier de thermolaquage

Je passe voir, puis je chiffre.

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Pourquoi le décapage par bain, et pas la brosse

Une persienne n’est pas une surface plane. C’est un assemblage de lames inclinées, de plis, de chants et d’articulations, et l’essentiel de sa surface développée se trouve dans des endroits qu’aucun outil manuel n’atteint. Un décapage à la brosse ou au décapeur thermique traite ce qu’on voit ; le bain traite ce qu’on ne voit pas.

C’est aussi une question de fidélité aux cotes. Un décapage mécanique agressif enlève de la matière et peut voiler une tôle mince ; l’immersion chimique dissout les couches sans toucher au métal. Sur un vantail qui doit se replier au millimètre dans son tableau, la différence n’est pas théorique.

Reste que le bain seul ne suffit pas : il enlève, il ne prépare pas. Le métal ressort propre mais lisse, et une surface lisse n’offre aucune prise. C’est le rôle du poste suivant.

Trois protections qu’on confond souvent

Les devis emploient ces mots comme s’ils étaient interchangeables. Ils ne le sont pas, et leur prix ne l’est pas non plus.

La peinture antirouille
Un primaire qui isole le métal de l’air et de l’eau. Il protège tant que le film est intact. La moindre rayure jusqu’au support rouvre le chemin à la corrosion, qui progresse ensuite sous la peinture.
La galvanisation
Un dépôt de zinc obtenu par immersion dans un bain en fusion, à environ 450 °C. Efficace, mais la température déforme les tôles minces et les assemblages articulés : ce n’est pas le procédé d’une persienne parisienne.
La métallisation
Un alliage zinc-aluminium projeté en fusion sur la pièce froide. Même principe de protection sacrificielle que la galvanisation, sans le bain de trempe : la pièce ne subit pas de choc thermique et garde ses cotes.

Ce que veut dire « sacrificiel »

Une peinture protège en faisant barrière. Une couche de zinc protège autrement : en se corrodant à la place de l’acier. Le zinc est électrochimiquement moins noble que le fer, ce qui fait qu’en présence d’humidité, c’est lui qui part en premier — y compris à quelques millimètres autour d’une rayure qui aurait mis l’acier à nu.

C’est toute la différence de comportement dans le temps. Un volet simplement peint est protégé jusqu’au premier éclat ; un volet métallisé continue de l’être après. C’est pour cette raison que le procédé est employé sur les ouvrages d’art et en milieu marin, où l’on n’envisage pas de repasser tous les cinq ans.

Le primaire époxy vient ensuite sceller cette couche, et le thermolaquage polyester lui donne sa teinte et sa résistance aux ultraviolets. Chacun fait une chose, et aucun ne fait le travail de l’autre.

Ce qu’on me demandesur cette prestation

Le thermolaquage peut-il se faire sur place ?

Non, et c’est une limite qu’il faut connaître avant de comparer des devis. Le poudrage électrostatique suppose une cabine et la cuisson un four : les vantaux doivent être déposés et transportés. Un devis qui annonce du thermolaquage sans dépose décrit autre chose — probablement une peinture liquide appliquée sur place, ce qui est un travail légitime mais qui n’a ni le même procédé ni la même tenue.

La métallisation est-elle utile sur un volet en bon état ?

Elle se discute. Sur un métal sain, sans piqûre, un décapage soigné suivi d’un primaire et d’une finition tient très correctement, et la métallisation représente un poste supplémentaire. Elle prend tout son sens sur un ouvrage déjà attaqué, exposé à la pluie battante, ou sur une façade dont on sait qu’elle ne sera pas rouverte avant une décennie.

Peut-on choisir n’importe quelle teinte en thermolaquage ?

La gamme est large, mais deux contraintes s’y ajoutent. Le règlement de copropriété d’abord, qui impose souvent une teinte unique pour toute la façade. L’Architecte des Bâtiments de France ensuite, en secteur protégé, qui peut prescrire une référence précise à valider sur échantillon physique. On relève la teinte existante, on fait valider, et on ne commande la poudre qu’après.

Que devient l’ancienne peinture retirée ?

Elle part en déchet de chantier, et sur du bâti ancien la question mérite d’être posée avant de commencer, parce que les peintures antérieures à 1949 peuvent contenir du plomb. C’est un point à traiter au devis, avec le constat de risque d’exposition au plomb quand il existe.

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