Un radiateur en fonte à colonnes a des nervures, des moulures et parfois une marque de fondeur en relief. Après six ou sept couches de peinture appliquées au pinceau, tout cela disparaît sous une croûte, et les entre-colonnes finissent par se combler. Le bain de décapage rend le relief d’origine, y compris dans les fonds où aucune brosse n’entre.
Il y a un effet second, souvent ignoré : une couche de peinture épaisse et irrégulière est un isolant. La retirer améliore l’échange thermique, même si personne ne devrait promettre un chiffre là-dessus — cela dépend de l’épaisseur retirée et du type de finition reposée.
La remise en peinture se fait ensuite avec un système compatible avec la température de service. C’est le point technique qui distingue une reprise de radiateur d’une reprise de volet : le support monte à soixante ou soixante-dix degrés en saison, et tout produit ne le supporte pas.
L’atelier est le même que pour les volets, et les premiers postes aussi : le bain et le grenaillage traitent une fonte moulurée comme ils traitent une persienne métallique. La divergence arrive à la finition. Un thermolaquage cuit au four donne un feuil très dur, mais il oblige à connaître la température de service de l’installation avant de choisir la poudre — sur un radiateur, cette question passe avant l’aspect.