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Will Rénovation Volets

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05 / 08

Rénovation de voletsà Boulogne-Billancourt

Boulogne est la commune des années trente, et cela se voit sur ses fenêtres. Art déco et architecture moderne s’y sont installés massivement à cette période — Le Corbusier, Mallet-Stevens, Auguste Perret, André Lurçat et Pingusson y ont tous bâti — au point que la ville leur consacre un musée. Un volet de Boulogne ne ressemble pas à une persienne haussmannienne, et ne se traite pas comme elle.

Immeuble Art déco des années trente à Boulogne-Billancourt, angle arrondi, enduit clair et brique, balcons filants et volets métalliques gris
1 à 2 semaines
retour des vantaux
12 ans
de garantie
Décennale
attestation remise
Gratuit
déplacement et devis

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06 15 85 17 58

Du lundi au samedi, 7h00 – 22h30

Un patrimoine du vingtième siècle, pas du dix-neuvième

La commune a connu dans l’entre-deux-guerres une concentration d’architecture remarquable : l’immeuble Molitor de Le Corbusier avec ses briques de verre, la villa Cook du même, la villa Collinet de Robert Mallet-Stevens, l’atelier-résidence Dora Gordine d’Auguste Perret, celui de Froriep de Salis par André Lurçat, ou encore l’immeuble en béton armé de Pingusson dont les formes évoquent celles d’un paquebot.

Ce patrimoine impose une évidence de méthode : sur un bâtiment de cette période, la menuiserie fait partie du dessin. Les volets et les fermetures métalliques y sont souvent d’origine, avec des profils, des sections et des ferrures qui n’ont pas d’équivalent au catalogue. Les remplacer, c’est amputer la façade ; les rénover, c’est la conserver.

Toute la commune n’est évidemment pas classée, et l’immense majorité des immeubles boulonnais sont des immeubles de rapport ordinaires. Mais la logique reste la même : à Boulogne, la question de départ est presque toujours « peut-on garder l’existant ? », et la réponse est plus souvent oui qu’on ne le croit.

Immeuble Art déco des années trente dans l’ouest parisien : façade en béton enduit clair, bow-windows aux angles arrondis, garde-corps en ferronnerie géométrique, menuiseries en acier fin et volets métalliques gris foncé
Boulogne, ce sont les années trente plus souvent que le dix-neuvième siècle : béton enduit, angles arrondis, menuiseries en acier fin. Aucune persienne haussmannienne là-dedans.

Les quartiers, et ce qu’on y trouve

Boulogne n’est pas homogène : la commune s’est constituée par agrégation, et l’écart de bâti d’un quartier à l’autre est considérable. C’est ce qui décide de la chaîne de traitement à employer.

Billancourt et les rives de Seine
Le secteur industriel reconverti, autour de l’ancien site Renault et de l’île Seguin. Beaucoup de constructions récentes, mais aussi des immeubles ouvriers des années vingt et trente aux menuiseries métalliques d’origine, en tôle fine et souvent en teintes claires.
Le Parchamp et Albert-Kahn
Le cœur du patrimoine des années trente. Enduits clairs, briques, angles arrondis, bandeaux filants. C’est ici que la question « peut-on garder l’existant ? » se pose avec le plus d’acuité, parce que la menuiserie fait partie du dessin de la façade.
Les Princes et Marmottan
Résidentiel, proche du bois. Hôtels particuliers, petits immeubles soignés, volets bois plus fréquents qu’ailleurs dans la commune — avec les mêmes contraintes de traitement que sur le bâti ancien.
Le Point-du-Jour
Trame plus dense et plus mêlée, en limite du 16e parisien. On y croise l’immeuble de rapport parisien classique à persiennes métalliques et l’immeuble moderne dans la même rue : c’est le secteur où l’adresse ne dit pas l’ouvrage.

Menuiseries d’origine : garder ou remplacer

C’est la question qui revient le plus souvent sur ce type de bâti, et elle mérite une réponse franche plutôt qu’un réflexe de conservation. Tout ne se garde pas, mais on remplace beaucoup trop vite.

Ce qui plaide pour garder : un volet métallique des années trente a été plié, percé et assemblé pour cette façade-là. Ses proportions, la largeur de ses lames et le dessin de ses ferrures participent d’une écriture architecturale cohérente — bandeaux filants, horizontales continues, angles arrondis. Un produit de remplacement standard casse cette cohérence, et la casse définitivement.

Ce qui plaide pour remplacer : une tôle percée de part en part sur plusieurs lames, un cadre gauchi au point de ne plus se refermer dans son tableau, des articulations arrachées de leur logement. Dans ces cas-là, la restauration coûterait davantage qu’un neuf sans donner un meilleur résultat, et je le dis.

Entre les deux, il y a l’immense majorité des cas : des ouvrages sains sous une croûte de peinture et quelques points de corrosion. Là, la chaîne complète — bain, grenaillage, métallisation, primaire, thermolaquage — rend un volet dont la durée de vie repart à zéro, pour une fraction du coût d’un remplacement qui devrait en plus passer par les autorisations d’urbanisme si l’aspect change.

Une précision utile sur ce dernier point : une partie du bâti boulonnais est protégée ou située aux abords de monuments historiques. Remplacer une menuiserie visible depuis la rue par un modèle différent est une modification d’aspect extérieur, avec les démarches que cela suppose. Rénover à l’identique, non — c’est de l’entretien.

Ce que le bâti des années trente change

Des tôles plus fines
Les volets métalliques de cette période sont souvent en tôle plus mince que les persiennes haussmanniennes. Un décapage mécanique agressif les voile ; l’immersion chimique ne touche pas aux cotes.
Des teintes claires et grises
Le vert sombre parisien n’est pas la règle ici. Gris, crème, blanc cassé : des fonds clairs qui exigent une finition sans reprise, et qui exposent le moindre point de rouille remonté.
Des lignes horizontales
L’écriture Art déco et moderne joue sur les bandeaux filants et les angles arrondis. Un vantail mal aligné à la repose casse une horizontale qui court sur toute la façade.
Des ferrures spécifiques
Pentures, gonds et crémones de cette période sont souvent dessinés pour le bâtiment. On les décape et on les regraisse, on ne les remplace qu’en dernier recours.
Détail d’une menuiserie en acier des années trente sur façade en béton enduit : profilés fins peints, garde-corps Art déco géométrique et volet métallique gris à lames étroites replié dans le tableau
Lame de persienne métallique attaquée par la corrosion, peinture cloquée et acier piqué apparent
Les profilés d’acier des années trente sont minces. Un décapage trop agressif les déforme, et une lame voilée ne se rattrape pas à la repose — le procédé se choisit avant, pas pendant.

Métal ou bois : les deux existent à Boulogne

La commune n’est pas homogène. Aux immeubles modernes des années trente répondent des maisons et des immeubles plus anciens, notamment vers le vieux Boulogne, où l’on trouve des volets bois battants et persiennés. Les deux chaînes de traitement coexistent donc sur le même secteur.

Pour le métal, la chaîne est celle de l’atelier : bain d’immersion, grenaillage, métallisation zinc-aluminium, primaire époxy, thermolaquage cuit au four. Pour le bois, elle est tout autre : aérogommage basse pression, ponçage et reprise des profils, traitement fongicide et insecticide à cœur, impression microporeuse, finition au pistolet.

Appliquer la logique de l’un à l’autre est le meilleur moyen de ruiner un ouvrage — et c’est pour cela que la première chose que je regarde à la visite est la matière, avant même l’état.

Ce qu’on me demandesur cette prestation

Nos volets sont gris, pas verts. Est-ce plus difficile ?

Plus exigeant sur la finition, pas plus difficile techniquement. Un gris clair ou un blanc cassé, courant sur le bâti des années trente, montre ce qu’un vert sombre parisien pardonne : une reprise de brosse, une coulure, un point de rouille remonté à travers le film. C’est un argument technique en faveur d’une finition appliquée en atelier — au four pour le métal — plutôt que d’une reprise en façade, et c’est aussi pourquoi le traitement du point de corrosion jusqu’au métal sain n’est pas négociable sur ce type de teinte.

Mon immeuble est-il concerné par une protection patrimoniale ?

Cela dépend de l’adresse. Boulogne-Billancourt compte des édifices protégés et des abords de monuments historiques, mais la majorité du bâti ne l’est pas. Le service de l’urbanisme de la commune renseigne précisément. Dans tous les cas, repeindre à l’identique relève de l’entretien et ne demande aucune autorisation ; c’est le changement d’aspect qui déclenche les démarches.

Nous sommes une petite copropriété de dix lots. Le chantier est-il envisageable ?

Oui, et c’est même une taille confortable : la décision se prend vite, sans les délais d’une grande assemblée, et le nombre de vantaux reste suffisant pour que le déplacement et la préparation se répartissent correctement. Le seul point à anticiper est le phasage — sur dix logements, immobiliser toutes les fenêtres en même temps n’a pas de sens. On procède par niveau ou par façade, et cela se décide au relevé, avec les occupants.

Peut-on retrouver la teinte d’origine des années trente ?

Souvent, oui, et le décapage est ce qui le permet : en descendant couche par couche, on retrouve fréquemment la teinte posée à l’origine sous les repeints successifs. On relève alors l’échantillon sur place et on fait valider avant de commander la poudre ou la peinture. Un rendu d’écran ne suffit jamais pour arrêter une couleur.

Mon immeuble a des volets métalliques d’origine des années trente. Faut-il les remplacer ?

Rarement, et c’est même le contraire qu’il faut viser. Ces ouvrages ont été pliés et assemblés pour cette façade : leurs proportions et la largeur de leurs lames participent d’une écriture cohérente que le remplacement casse définitivement. Ce qui condamne réellement un vantail, c’est une tôle percée sur plusieurs lames ou un cadre gauchi au point de ne plus rentrer dans son tableau. Entre les deux — une croûte de peinture et quelques points de corrosion — la chaîne complète repart à zéro pour une fraction du prix d’un remplacement.

Le décapage abîme-t-il des tôles aussi fines ?

Pas avec le bon procédé, et c’est précisément pour cela qu’il est choisi. L’immersion chimique dissout les couches sans enlever de matière ni exercer d’effort mécanique sur la tôle : les cotes sont conservées, ce qui compte sur un vantail qui doit se replier au millimètre. Un décapage mécanique agressif, lui, voile une tôle mince — c’est le risque réel sur ce bâti, et c’est ce qu’il faut vérifier sur les devis que vous comparerez.

Intervenez-vous sur des menuiseries métalliques autres que des volets ?

Le cœur du métier reste le volet, la persienne et le radiateur en fonte. Sur des ouvrages métalliques voisins — grilles, garde-corps, petits éléments de serrurerie — la chaîne de décapage et de traitement est la même, et cela se regarde à la visite. Je préfère le dire devant l’ouvrage plutôt que promettre au téléphone.

Appeler le 06 15 85 17 58