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Rénovation de volets boisbattants et persiennés
Sur le bois, tout se joue avant la peinture. Un volet qui s’écaille au bout de deux ans n’a pas été mal peint : il a été mal préparé, ou pas traité. La matière est vivante, elle prend l’eau et la relâche, elle gonfle et se retire à chaque saison — et c’est ce mouvement, pas la pluie, qui finit par ouvrir les assemblages.

Je passe voir, puis je chiffre.
Déplacement et devis gratuits, à Paris comme en Île-de-France. Laissez-moi deux lignes ou appelez directement — c’est plus rapide de toute façon.
06 15 85 17 58Du lundi au samedi, 7h00 – 22h30
Cinq postes, dans cet ordre
L’ordre n’est pas indifférent : chaque poste conditionne le suivant, et aucun ne se rattrape une fois la finition posée.
01
Décapage doux
Aérogommage basse pression, ou bain adapté à l’essence du bois. La pression est basse pour une raison précise : un décapage brutal creuse les fibres tendres entre les veines et laisse un bois strié qu’aucune finition ne rattrape.
02
Ponçage et reprise des profils
Ponçage des surfaces planes, travail manuel sur les moulures et les arêtes. Le bois est mis à nu et ses pores rouverts, pour que les traitements pénètrent au lieu de rester en surface.
03
Traitement fongicide et insecticide
Imprégnation à cœur, curative et préventive. Elle traite les insectes xylophages déjà installés — vrillettes, capricornes — et empêche champignons et pourriture de reprendre. C’est le poste qui décide si le volet sera encore là dans vingt ans.
04
Impression microporeuse
Apprêt spécifique pour bois exposé. Il régule l’absorption d’humidité et stabilise la matière face aux écarts de température — ce qui limite le gonflement et le retrait qui font travailler les assemblages.
05
Finition au pistolet
Lasure microporeuse ou peinture haute durabilité, en plusieurs couches, appliquée au pistolet pour un tendu sans reprise ni trace de brosse.
Microporeux : le mot qu’il faut comprendre
Un film totalement étanche sur du bois extérieur est une mauvaise idée, et c’est contre-intuitif. L’eau finit toujours par entrer quelque part — par un about de lame, une fente d’assemblage, une tête de vis. Si le film ne laisse pas la vapeur ressortir, l’humidité reste emprisonnée dessous, la pression fait cloquer la peinture, et le cloquage arrache le bois en surface au moment où il se décolle.
Une finition microporeuse fait l’inverse : elle bloque l’eau liquide mais laisse passer la vapeur. Le bois continue de sécher. Ce n’est pas un argument commercial, c’est la raison pour laquelle un volet correctement fini s’entretient et ne se refait pas.
C’est aussi pourquoi la lasure et la peinture ne s’entretiennent pas de la même façon. Une lasure se rafraîchit par simple ponçage léger et nouvelle couche ; une peinture opaque écaillée demande de repartir du support. À la visite, le choix se fait devant l’ouvrage, en fonction de l’essence, de l’exposition et de ce qui a été appliqué avant.
Ce qu’on trouve sous la peinture, sur du bâti ancien
Sur un immeuble parisien antérieur à 1949, il faut envisager sérieusement la présence de peintures au plomb sous les couches récentes. C’est une donnée du métier, pas une alerte : la règle est qu’avant des travaux susceptibles d’altérer substantiellement les revêtements des parties à usage commun d’un immeuble collectif construit avant le 1er janvier 1949, un constat de risque d’exposition au plomb doit avoir été établi, à la charge du propriétaire ou du syndic.
Dans la pratique, le syndic l’a le plus souvent : la loi du 9 août 2004 imposait déjà que ces parties communes en soient pourvues. Que vos volets relèvent des parties communes ou des parties privatives dépend en revanche de votre règlement de copropriété — c’est lui qui tranche, pas une règle générale.
Je demande le constat avant de chiffrer un décapage sur un immeuble d’avant 1949. Ce n’est pas une formalité administrative : cela change le mode opératoire et donc le devis.
Ce qu’on me demandesur cette prestation
Lasure ou peinture, que choisir ?
Cela dépend de ce qui est déjà appliqué et de ce que vous voulez voir. Une lasure laisse le veinage visible et se rafraîchit facilement — ponçage léger, nouvelle couche. Une peinture opaque couvre un bois hétérogène ou déjà repeint plusieurs fois, mais son entretien est plus lourd le jour où elle s’écaille. Passer d’une peinture à une lasure suppose un décapage complet, sans quoi le résultat sera irrégulier.
Mon volet a des trous de vrillettes. Est-il perdu ?
Rarement. Des trous de sortie signalent que des insectes ont vécu dans le bois, pas nécessairement qu’ils y sont encore ni que la structure est compromise. Le traitement à cœur, curatif et préventif, est précisément fait pour ça. Ce qui condamne un vantail, c’est un bois devenu spongieux sous la lame d’un couteau, ou des assemblages qui ne tiennent plus.
Combien de temps tient une rénovation de volets bois ?
Cela dépend de l’exposition avant tout : un volet plein sud ou pris par les vents dominants vieillit deux fois plus vite qu’un volet en cour. Ce que je peux dire, c’est que la durée dépend beaucoup moins de la marque de peinture que de la préparation en dessous — traitement, impression, et un bois réellement mis à nu.
Faut-il déposer les volets bois ?
Pour une reprise sérieuse, oui, dans la plupart des cas : le traitement à cœur et l’application au pistolet supposent un vantail à plat, accessible sur ses deux faces et sur ses chants. Une reprise en place reste possible sur un bois sain qui ne demande qu’un rafraîchissement de finition.
