Levallois-Perret revendique la densité de population la plus élevée de France, autour de 24 000 habitants au kilomètre carré selon les données de l’Insee — un chiffre qui dépasse celui de la plupart des arrondissements parisiens. Cette densité n’est pas qu’un repère statistique : elle s’est traduite dans la façon même dont la ville s’est bâtie, sur des rues étroites où les immeubles se touchent presque, sans le moindre retrait sur la voie publique.
Pour un chantier de volets, la conséquence est directe. Il n’y a le plus souvent ni cour de service ni marge de manœuvre pour stationner un véhicule le temps d’une dépose : la logistique se cale rue par rue, parfois à l’heure près, avec l’accord du gardien ou de la mairie quand une occupation temporaire du domaine public devient nécessaire. C’est un point que je vérifie à la visite, pas après.
L’autre effet de cette densité est la mitoyenneté généralisée : la quasi-totalité des immeubles partagent un mur avec leur voisin, sur toute la hauteur de la façade. Un échafaudage ou une nacelle ne se pose donc pas n’importe comment, et l’accès aux fenêtres des étages passe presque toujours par la façade elle-même plutôt que par une cour intérieure — à l’inverse de bien des immeubles parisiens plus larges.